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Le RNCP n'est pas un label

Ce n'est pas une médaille.

Ni un tampon.

Ni une case à cocher pour accéder à des financements.


C'est un miroir.


Il oblige à répondre à une question que beaucoup d'organismes de formation évitent encore :


Qu'est-ce que cette formation transforme réellement chez celles et ceux qui la suivent ?


Pas ce qu'elle enseigne.

Pas ce qu'elle affiche dans son programme.

Pas ce qu'elle évalue à chaud.

Ce qu'elle produit.

Dans la durée.


En situation réelle de travail.


Traverser tout le processus de l'intérieur.

Construire un référentiel de compétences.

Construire un référentiel d'évaluation.

Constituer un dossier.

Passer devant une commission.


À première vue, cela ressemble à un exercice administratif.


En réalité, c'est une épreuve de lucidité.


Elle oblige à dire précisément ce que l'on promet.

Mais surtout ce que l'on sera capable de démontrer, plusieurs mois après la formation.


Et c'est là que tout se joue.


Car il est parfaitement possible de concevoir une formation irréprochable sur le plan technique… et presque sans effet sur les pratiques.

Les critères sont remplis.

Les documents sont conformes.

L'audit est réussi.

Pourtant, rien n'a véritablement changé.


La seule question qui compte est ailleurs.


Dans six mois.

Dans un an.

Que font ces personnes qu'elles ne faisaient pas auparavant ?

Pas ce qu'elles savent.

Pas ce qu'elles sont capables de réciter.

Ce qu'elles font différemment.


Un titre RNCP bien construit oblige à se poser cette question avant même de concevoir le dispositif.

C'est là que la certification cesse d'être une formalité.

Elle devient une discipline intellectuelle.

Une exigence envers soi-même.

Car une certification ne crée jamais la valeur.

Elle oblige simplement à prouver qu'une valeur a réellement été créée.

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